Parfois je me sens...
Un album utile pour relier les états intérieurs, les émotions et leurs manifestations.
Référence citée dans cette ficheDes histoires pour apprendre à écouter ce que le corps nous dit.
Le corps envoie en permanence des informations : chaud, froid, faim, soif, douleur, fatigue, besoin de bouger, tension, détente ou envie d'aller aux toilettes.
Pour le jeune enfant, toutes ces sensations sont d'abord vécues avant d'être comprises. Il peut ressentir très fortement quelque chose sans encore savoir le nommer.
Mon corps m'envoie des messages. Je peux apprendre à les reconnaître et à en parler.
Un enfant peut dire qu'il a mal au ventre alors qu'il est inquiet, devenir irritable lorsqu'il est fatigué ou s'agiter parce qu'il a besoin de bouger.
Il n'essaie pas toujours de « faire un caprice » : il peut chercher à répondre à une sensation qu'il ne comprend pas encore.
Les histoires peuvent parler de faim, de fatigue, de froid, de douleur, de gargouillis, de battements du coeur, de frissons, de souffle ou de tensions.
Elles donnent des mots à ce qui ne se voit pas.
La peur peut accélérer le coeur, mais le coeur bat aussi vite après avoir couru. La colère peut donner chaud, mais la chaleur peut avoir une cause toute simple.
L'enfant apprend progressivement à distinguer ce qu'il ressent dans son corps et l'émotion qui peut parfois l'accompagner.
Je vois que tu respires très vite. Je vois que tu serres tes mains.
Partir de ce qui est observable laisse à l'enfant la possibilité de dire lui-même comment il se sent.
Reconnaître la faim et le moment où l'on n'a plus faim fait partie de la connaissance de soi.
L'adulte garde la responsabilité du cadre alimentaire tout en permettant à l'enfant d'écouter progressivement ses signaux internes.
Chez le jeune enfant, la fatigue peut apparaître sous forme d'agitation, de pleurs, d'opposition, de maladresse ou de besoin de proximité.
Ton corps semble très fatigué. Nous allons ralentir un peu.
Pouvoir dire qu'on a mal est essentiel. L'enfant peut apprendre à montrer où, puis progressivement à préciser ce qu'il ressent.
On évite « tu n'as rien » lorsque l'on ne voit pas de blessure : l'absence de signe visible ne signifie pas que la sensation n'existe pas.
Certains enfants ont besoin de courir, sauter ou se balancer pour se réguler. D'autres ont besoin de silence, d'une lumière plus douce ou d'un endroit moins stimulant.
Ces besoins peuvent être reconnus sans être immédiatement considérés comme des problèmes de comportement.
Une étiquette peut gratter, un bruit ordinaire peut sembler très fort, une odeur agréable à l'un peut être désagréable à l'autre.
Nous ne ressentons pas tous exactement les mêmes choses.
Reconnaître une sensation ne signifie pas toujours supprimer immédiatement la situation, mais cela permet à l'enfant de sentir que son expérience est entendue.
La douceur d'une couverture, le vent sur le visage, l'eau, l'étirement, la chaleur agréable ou le calme après avoir couru font aussi partie de la connaissance du corps.
Repérer « je n'aime pas », « ça me fait mal », « j'ai besoin d'espace » ou « j'ai besoin d'aide » constitue une base importante pour l'intimité et le consentement.
On peut écouter le coeur avant et après avoir couru, toucher différentes matières, sentir des odeurs ou observer sa respiration.
L'objectif reste de développer l'attention et le vocabulaire, pas d'obtenir des réponses parfaites.
Sélection
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Un album utile pour relier les états intérieurs, les émotions et leurs manifestations.
Référence citée dans cette ficheLes expressions des poissons offrent un support très riche pour observer les changements du visage et du corps.
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