Nommer le corps simplement
Toutes les parties du corps peuvent être nommées avec des mots corrects et naturels, y compris les parties intimes.
Pouvoir nommer facilite la compréhension, les soins et la possibilité de raconter précisément si quelque chose gêne ou fait mal.
Qu'est-ce que l'intimité ?
L'intimité concerne ce que l'on ne souhaite pas forcément montrer ou partager avec tout le monde : certaines parties du corps, le moment des toilettes, la toilette, le changement de vêtements, mais aussi certaines pensées ou informations personnelles.
Elle se construit progressivement selon l'âge et l'autonomie.
Les parties intimes
On peut expliquer que certaines parties du corps sont privées et qu'on ne les montre ou ne les touche pas comme n'importe quelle autre partie.
Il existe cependant des situations de soin dans lesquelles un parent ou un professionnel doit intervenir. L'enfant mérite alors une explication.
Prévenir avant un soin
Je vais t'aider à nettoyer ici parce que tu es encore petit et que tu as besoin de moi.
Même lorsqu'un soin est nécessaire, expliquer ce que l'on fait aide l'enfant à comprendre que son corps n'est pas manipulé sans raison.
Le droit de vouloir de l'intimité
En grandissant, l'enfant peut souhaiter fermer la porte, se changer seul ou ne plus être vu nu par certaines personnes.
Ces demandes peuvent être accompagnées dans la mesure de ses capacités et de sa sécurité.
Un secret et une surprise ne sont pas la même chose
Une surprise possède une fin : on prépare un cadeau et on le révélera bientôt.
Un secret qui rend triste, fait peur, met mal à l'aise ou qu'un adulte demande de garder « pour toujours » doit pouvoir être raconté.
Le corps peut envoyer un signal d'alerte
L'enfant peut ne pas savoir expliquer pourquoi une situation lui paraît étrange. Il peut seulement dire qu'il n'aime pas, qu'il a peur, qu'il a mal au ventre ou qu'il ne veut plus voir quelqu'un.
Ces ressentis méritent d'être entendus.
Plusieurs adultes de confiance
Il est utile que l'enfant puisse identifier plusieurs personnes vers lesquelles se tourner : parent, grand-parent, professionnel, enseignant ou autre adulte fiable.
Si la première personne ne comprend pas, tu peux en parler à quelqu'un d'autre.
Ne pas promettre de garder tous les secrets
Un adulte qui reçoit une parole préoccupante ne doit pas promettre qu'il ne dira rien à personne.
On peut dire : « Je vais chercher de l'aide auprès des personnes qui peuvent te protéger. »
Quand l'enfant raconte quelque chose
L'adulte peut écouter sans multiplier les questions, remercier l'enfant d'avoir parlé, rappeler qu'il n'est pas responsable et chercher l'aide appropriée.
Éviter l'interrogatoire protège la parole de l'enfant et permet aux professionnels compétents de faire leur travail.
L'enfant n'est pas responsable de sa propre protection
Apprendre à dire non ou stop est utile, mais un enfant peut être figé, avoir peur, ne pas comprendre ou ne pas pouvoir refuser.
Si tu n'as pas pu dire non, ce n'est pas ta faute.
La responsabilité de la protection appartient aux adultes.
Après la lecture
On peut parler du personnage, nommer les limites et rappeler que certains secrets doivent être racontés.
Il n'est pas nécessaire de demander à l'enfant s'il lui est déjà arrivé quelque chose de semblable.
Sélection
Quelques albums autour de ce thème
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