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Se souvenir

Des histoires pour garder une place à ce qui a compté, même lorsque ce n'est plus là comme avant.

Se souvenir, c'est faire exister autrement ce qui appartient à notre histoire : une personne morte, un animal, une maison quittée, un pays, une école ou une période de vie.

Pour l'enfant, les souvenirs se construisent peu à peu et peuvent être très sensoriels : une odeur, une chanson, un fauteuil, une expression ou une photographie.

Quelque chose peut être terminé... et continuer pourtant à faire partie de mon histoire.

Se souvenir ne signifie pas rester triste

Après une perte, les adultes peuvent craindre que parler rappelle le chagrin. Mais l'enfant n'a généralement pas oublié.

Le souvenir peut faire pleurer, sourire, rire ou ne provoquer aucune émotion particulière.

Le livre pour montrer que le passé continue d'exister autrement

Dans une histoire, un personnage peut se souvenir d'une personne, d'un lieu ou d'un moment partagé.

L'enfant découvre qu'une absence n'efface pas ce qui a été vécu.

Les jeunes enfants ne se souviennent pas comme les adultes

Leurs souvenirs peuvent être fragmentaires, mêlés aux récits familiaux ou reconstruits à partir de photographies.

Il n'est pas toujours utile de corriger un enfant qui dit se souvenir d'une scène de bébé : il participe aussi à la construction de son histoire.

Les photographies et les objets

Une photo, une montre, un jouet, une recette ou un livre peuvent devenir des supports de mémoire.

Ils ne sont pas nécessaires, mais ils permettent parfois à l'enfant de relier un récit à quelque chose de concret.

Une boîte à souvenirs

On peut y placer des photographies, dessins, lettres, petits objets ou phrases. L'enfant peut y revenir quand il le souhaite.

La boîte ne sert pas à empêcher l'oubli, mais à donner une place à ce qui compte.

Dire le nom de la personne

Après un décès, certains adultes hésitent à prononcer le prénom de peur de faire mal.

Tu te souviens de papy ?

Entendre le nom peut au contraire montrer que la personne n'est pas devenue un sujet interdit.

La peur d'oublier

Un enfant peut craindre d'oublier une voix, un visage ou une odeur.

On peut rappeler que certains détails deviennent moins précis, sans que le lien ou l'importance de la personne disparaissent.

Oublier certains détails n'est pas trahir

Oublier certains détails ne veut pas dire que cette personne comptait moins.

La mémoire change avec le temps.

Les souvenirs peuvent être différents selon les personnes

Deux personnes peuvent raconter le même événement différemment. La mémoire est faite d'images, de sensations et de points de vue.

Il n'est pas nécessaire de rechercher une version unique de chaque souvenir.

Les souvenirs heureux peuvent faire pleurer

Un souvenir joyeux peut devenir douloureux parce qu'on aimerait revivre ce moment.

Joie et tristesse peuvent coexister.

Les souvenirs difficiles ont aussi une place

Il n'est pas nécessaire de ne garder que les « beaux souvenirs ». Une personne aimée peut aussi avoir crié, déçu ou fait peur.

L'enfant a le droit de conserver une histoire entière et nuancée.

Une personne morte ne devient pas parfaite

Aimer quelqu'un ne demande pas d'effacer ses défauts. On peut reconnaître ce qui était difficile et ce qui était précieux.

Les lieux et les traditions

Une ancienne maison, un jardin, un pays, une recette ou une chanson peuvent porter une mémoire familiale.

Reprendre une tradition peut être une manière douce de garder un lien, à condition que cela ne devienne pas une obligation de tristesse.

Créer de nouveaux souvenirs n'efface pas les anciens

L'enfant continue à grandir, rencontre de nouvelles personnes et vit de nouveaux moments heureux.

Ton histoire peut continuer à grandir sans effacer ce qui était là avant.

Après la lecture

On peut proposer un album photo, une boîte à souvenirs, un dessin, une recette ou une histoire racontée par un proche.

Mais on peut aussi fermer le livre et passer à autre chose. Le souvenir n'a pas toujours besoin d'être transformé en activité.

Sélection

Quelques albums autour de ce thème

Les couvertures éditoriales ne sont pas reproduites sur le site. Les références sont présentées par leur titre et leurs auteurs.

Album cité

Au revoir, Blaireau

Susan Varley

Les amis de Blaireau se rappellent ce qu'il leur a transmis et les moments vécus avec lui.

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Album cité

L'Arbre sans fin

Claude Ponti

Un album riche autour de la transmission, du lien entre les générations et de ce qui continue.

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Album cité

Mon Grand-Papa

Jeanne Ashbé

Un récit tendre autour du lien entre un enfant et un grand-parent.

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Album cité

La Croûte

Charlotte Moundlic et Olivier Tallec

Un album qui montre comment la relation à une personne disparue évolue avec le temps.

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Piste complémentaire

Les albums familiaux personnalisés

Ils peuvent réunir photos, anecdotes, recettes, lieux et petits détails qui appartiennent à l'histoire de l'enfant.

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