La Croûte
Un album fort autour de la mort d'une mère et de la manière dont un enfant tente de continuer à vivre avec l'absence.
Référence citée dans cette ficheDes histoires pour parler de la mort avec des mots simples et vrais.
La mort fait partie des expériences les plus difficiles à expliquer à un enfant. Nous cherchons naturellement à le protéger, mais les mots trop flous peuvent parfois créer davantage de confusion.
Le livre peut offrir une distance précieuse : l'enfant rencontre la mort dans une histoire, observe ce que vivent les personnages et peut poser une question lorsqu'il est prêt.
Parler de la mort ne fait pas entrer la mort dans la vie de l'enfant. Elle lui donne des mots pour comprendre une réalité qui existe déjà.
Les expressions « il est parti », « il s'est endormi » ou « nous l'avons perdu » peuvent être difficiles à comprendre au sens figuré.
Un jeune enfant peut attendre le retour de celui qui est parti ou avoir peur de s'endormir.
Il est mort. Son corps ne fonctionne plus. Il ne respire plus, ne mange plus et ne ressent plus la douleur.
L'enfant n'a pas besoin de recevoir toutes les explications en une seule fois.
On peut répondre simplement, puis attendre la prochaine question. Il reviendra parfois plusieurs fois sur la même demande pour intégrer progressivement la réalité.
Il peut pleurer, puis jouer cinq minutes plus tard. Poser une question très grave, puis demander son goûter.
Ces changements rapides ne signifient pas que la personne ne comptait pas.
« Il est toujours mort ? », « Où il est ? », « Est-ce qu'il va revenir ? » peuvent revenir pendant des semaines ou des mois.
La répétition participe à la compréhension.
À la question « où va-t-on après la mort ? », les réponses dépendent des convictions familiales.
On peut distinguer ce que l'on sait du corps de ce qui relève des croyances : « Dans notre famille, nous croyons que... » ou « Certaines personnes pensent que... »
Voir un adulte triste montre à l'enfant que le chagrin peut être exprimé.
Mais l'enfant ne doit pas devenir celui qui prend soin de l'adulte : « Je suis triste, mais ce n'est pas à toi de t'occuper de ma tristesse. »
Un enfant peut croire que sa colère, une parole ou une pensée ont provoqué la mort.
Tes pensées et tes colères n'ont pas causé sa mort. Ce n'est pas de ta faute.
Selon l'âge, la situation et les choix de la famille, l'enfant peut participer à un rituel, faire un dessin, déposer une fleur ou assister à une cérémonie.
Il est préférable de lui expliquer ce qui va se passer et de ne pas le forcer.
Un enfant peut participer à une cérémonie s'il y est préparé et accompagné par un adulte disponible pour lui.
On peut décrire concrètement les lieux, les personnes, le cercueil ou l'urne et la possibilité que certains adultes pleurent.
Le jeu reste une activité essentielle. Rire ne signifie pas oublier la personne morte.
Le deuil de l'enfant alterne souvent entre des moments de tristesse et des moments ordinaires.
Photographies, objets, recettes, histoires et anecdotes permettent de maintenir une place à la personne dans l'histoire familiale.
Se souvenir n'empêche pas de continuer à vivre.
Si la souffrance reste très intense, si l'enfant ne retrouve plus son fonctionnement habituel, s'il est durablement envahi par l'angoisse ou si les adultes sont préoccupés, il peut être utile d'en parler avec un professionnel.
Sélection
Les couvertures éditoriales ne sont pas reproduites sur le site. Les références sont présentées par leur titre et leurs auteurs.
Un album fort autour de la mort d'une mère et de la manière dont un enfant tente de continuer à vivre avec l'absence.
Référence citée dans cette ficheUn récit symbolique autour de la mort, de la transmission et du lien entre les générations.
Référence citée dans cette ficheUne histoire douce sur la mort, les souvenirs et ce que quelqu'un laisse à ceux qui restent.
Référence citée dans cette ficheUn album tendre autour du lien entre l'enfant et son grand-père, utile pour ouvrir des échanges autour des souvenirs et de la perte.
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