Mon ami
Une histoire douce autour de la rencontre et du regard porté sur quelqu'un qui ne fonctionne pas nécessairement comme soi.
Référence citée dans cette ficheDes histoires pour apprendre à regarder ce que l'autre peut ressentir.
Comprendre ce que ressent quelqu'un d'autre ne va pas de soi. Le jeune enfant découvre progressivement que l'autre peut penser différemment, vouloir autre chose, avoir peur de ce qui ne lui fait pas peur ou ne pas aimer ce qu'il adore.
L'empathie ne signifie pas tout accepter, tout réparer ni toujours faire passer l'autre avant soi.
Ce que tu ressens existe, même si ce n'est pas ce que je ressens moi.
Un tout-petit peut voir un enfant pleurer et continuer à jouer, prendre un jouet sans percevoir immédiatement la peine de l'autre ou rire lorsqu'un camarade tombe.
Cela ne signifie pas nécessairement qu'il est insensible. Il apprend progressivement à relier une expression, une réaction, une situation et une émotion.
Dans une histoire, le lecteur peut connaître les pensées ou les émotions de plusieurs personnages.
Toi, tu sais pourquoi elle est triste, mais lui ne le sait pas encore.
L'enfant découvre ainsi qu'une même situation peut être vécue de plusieurs façons.
Comment tu crois qu'il se sent ?
Qu'est-ce qui te fait penser cela ?
Est-ce que l'autre personnage a compris ?
Qu'est-ce qu'il pourrait faire ?
Il n'est pas nécessaire de poser ces questions à chaque page. Parfois, observer ensemble un visage, une posture ou un silence suffit.
Dire « il pleure, fais-lui un câlin » part d'une bonne intention, mais consoler ne signifie pas forcément toucher.
Tu peux lui demander s'il veut que tu restes près de lui.
Prendre soin de quelqu'un commence aussi par respecter ce dont cette personne a besoin.
Un enfant peut reconnaître qu'un camarade est triste sans devoir faire disparaître sa tristesse.
Je vois que tu es triste. Je peux être là, mais je ne suis pas responsable de réparer tout ce que tu ressens.
On peut comprendre qu'un enfant soit frustré sans lui permettre de frapper. On peut comprendre qu'un camarade soit jaloux sans accepter qu'il interdise aux autres de jouer.
L'empathie n'efface pas les limites.
Plutôt que d'affirmer « tu es triste », on peut partir de ce que l'on voit : « Je vois que tu ne parles plus et que tu regardes le sol. Est-ce qu'il y a quelque chose qui ne va pas ? »
L'enfant garde ainsi la possibilité de nommer lui-même son expérience.
Lorsqu'un enfant pousse un autre, on peut l'aider à observer : « Regarde, il est tombé et il pleure. Il a eu mal. »
L'objectif n'est pas de culpabiliser mais de relier progressivement l'action à ce qu'elle produit chez l'autre.
Un « pardon » imposé peut rester un mot vide. On peut d'abord chercher ce qui peut réparer : rendre un objet, aider à reconstruire, demander si l'autre va bien ou lui laisser de l'espace.
L'empathie se construit aussi dans de petites situations : faire une place, apporter un objet, remarquer que quelqu'un veut être tranquille, proposer de l'aide.
Aider doit rester une possibilité et non une responsabilité permanente confiée à certains enfants.
Qui avait besoin d'aide ?
Comment l'autre l'a compris ?
Est-ce qu'il voulait être consolé ?
Qu'est-ce qu'on peut faire quand on ne sait pas ce que quelqu'un veut ?
On peut lui demander.
Sélection
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Une histoire douce autour de la rencontre et du regard porté sur quelqu'un qui ne fonctionne pas nécessairement comme soi.
Référence citée dans cette ficheUn album très utile pour comprendre des besoins différents et la valeur des adaptations.
Référence citée dans cette ficheUne histoire autour de la singularité, de la place dans le groupe et du regard des autres.
Référence citée dans cette ficheUn classique autour du lien, de la rencontre et de l'identité.
Référence citée dans cette ficheLes personnages veulent aider, mais leurs premières réponses ne correspondent pas toujours au besoin réel.
Référence citée dans cette ficheUn support très parlant pour montrer que l'environnement peut parfois devoir s'adapter.
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