Mon corps, mon intimité & ma sécurité • Thème 9

La prévention des violences

Des histoires pour donner des repères de protection sans faire porter à l’enfant la responsabilité d’empêcher la violence.

Prévenir les violences ne consiste pas à présenter le monde comme dangereux ni à apprendre à l’enfant une liste de personnes dont il faudrait se méfier.

La prévention repose aussi sur des adultes formés, des institutions vigilantes, le respect quotidien de l’intimité et la capacité à prendre au sérieux une parole ou un changement préoccupant.

Comprendre

La protection est d’abord une responsabilité adulte

On peut donner à l’enfant des repères : connaître son corps, savoir qu’un contact peut le mettre mal à l’aise, reconnaître qu’un secret inquiétant peut être raconté et identifier plusieurs adultes de confiance.

Mais un enfant peut être sidéré, manipulé, dépendant de l’auteur ou incapable de comprendre immédiatement ce qui se passe. Ne pas avoir crié, fui ou dit non ne le rend jamais responsable.

À retenir

Lorsqu’un enfant révèle une situation préoccupante, l’adulte peut écouter calmement, le remercier d’avoir parlé, éviter l’interrogatoire, lui rappeler qu’il n’est pas responsable et chercher sans délai l’aide ou la protection compétente.

Pendant la lecture

Donner des mots sans imposer la parole

Quelques phrases peuvent soutenir la compréhension sans demander à l’enfant de raconter sa propre expérience :

« Il peut parler à plusieurs adultes jusqu’à ce que quelqu’un comprenne. »

« Ce qui lui est imposé n’est pas de sa faute. »

« Les adultes doivent agir pour protéger les enfants. »

Le livre reste un support de dialogue possible, jamais un interrogatoire ni un test.

Après la lecture

Faire vivre les repères au quotidien

  • Identifier plusieurs adultes de confiance plutôt qu’une seule personne.
  • Rappeler qu’un enfant peut reparler même si la première personne n’a pas compris.
  • En contexte professionnel, connaître et appliquer le protocole de protection de la structure.
  • Lorsqu’une situation réelle inquiète, privilégier la protection et les démarches professionnelles adaptées plutôt qu’un échange pédagogique avec le groupe.

Points de vigilance

Quelques attitudes à éviter

  • Ne pas demander à un enfant de raconter s’il lui est « déjà arrivé la même chose » après une lecture.
  • Éviter les interrogatoires ou les questions très suggestives.
  • Ne pas promettre « je ne le dirai à personne ».
  • Ne jamais laisser entendre qu’un enfant aurait pu éviter la violence s’il avait mieux dit non, crié ou fui.

Quelques albums

Autour de ce thème

Les références non encore validées seront vérifiées lors de la bibliographie définitive avant publication du site.

📗

C’est MON corps !Mai Lan Chapiron

📗

Le LoupMai Lan Chapiron

📗

L’intimité, ça se respecteRhéa Dufresne & Sébastien Chebret

📗

Mon corps, mon intimitéCarine Simonet & Anne Guillard

Le petit repère de L’École Buissonnière

Donner des mots à l’enfant, renforcer la responsabilité des adultes

Un outil pédagogique peut soutenir la prévention, mais la protection repose sur des pratiques adultes cohérentes, une vigilance institutionnelle et une réponse adaptée lorsqu’un enfant parle ou qu’une situation inquiète.

« Tu peux parler. Tu n’es pas responsable de la violence. Les adultes doivent te protéger. »